CryptoBullBear.com est référencé sur la liste noire officielle de l’Autorité des marchés financiers depuis le 10 septembre 2026, dans la catégorie crypto-actifs. Le domaine a été enregistré le 2 octobre 2025, son titulaire est masqué dans les données WHOIS, et ScamAdviser lui attribue un score de confiance de zéro. Ces éléments constituent une base documentaire sérieuse pour engager une procédure.
Ce que je vérifie en premier : la réalité du signalement officiel
Quand un client arrive avec le nom d’une plateforme, la première chose que je fais, c’est aller consulter les bases officielles. Pas des forums, pas des avis en ligne — les sources réglementaires.
Dans le cas de CryptoBullBear.com, la réponse est immédiate : le domaine cryptobullbear.com figure explicitement sur la liste noire de l’AMF, avec une date d’inscription au 10 septembre 2026 et une catégorie claire : crypto-actifs. La base ABE Infoservice, qui centralise les listes noires des autorités françaises, confirme la même inscription.
Ce point est fondamental pour la suite du dossier. Une inscription sur la liste noire de l’AMF n’est pas une condamnation pénale, mais elle établit que le régulateur français a identifié ce domaine parmi les acteurs non autorisés. C’est un élément objectif, opposable, qui donne du poids à l’ensemble de la procédure.
Je consulte aussi les données techniques disponibles. Pour CryptoBullBear.com : enregistrement le 2 octobre 2025, identité du titulaire masquée, score de confiance à zéro sur ScamAdviser. Ces informations viennent compléter le tableau, même si elles restent secondaires par rapport au signalement de l’AMF.
La chronologie des versements : la colonne vertébrale du dossier
Un dossier d’escroquerie financière, c’est avant tout une chronologie. Je demande à mes clients de reconstituer, dans l’ordre, chaque somme versée, chaque date, chaque canal utilisé.
Ce travail paraît fastidieux. Il est indispensable. Sans chronologie précise, il est impossible d’identifier les établissements financiers intervenus, les comptes bénéficiaires, les plateformes crypto utilisées ou les adresses blockchain concernées. Et sans ces éléments, les possibilités d’action se réduisent considérablement.
Ce que je demande systématiquement :
- les relevés bancaires couvrant la période des versements ;
- les ordres de virement et confirmations de paiement ;
- les éventuels paiements par carte ;
- le détail des transactions en cryptomonnaies, avec les adresses de portefeuilles ;
- les captures d’écran de l’interface de la plateforme à différentes dates.
Chaque pièce doit être datée et conservée en version originale. Une capture d’écran sans date visible vaut beaucoup moins qu’une capture horodatée.
Les échanges avec la plateforme : des preuves à ne pas négliger
La relation avec une plateforme frauduleuse laisse des traces. Ces traces sont des preuves. Je demande à mes clients de me transmettre l’intégralité des échanges qu’ils ont eus avec leurs interlocuteurs.
Cela comprend :
- tous les courriels reçus et envoyés ;
- les conversations WhatsApp, Telegram ou tout autre messagerie ;
- les numéros de téléphone utilisés pour les appels ;
- les contrats ou documents signés ;
- les demandes de retrait formulées et les réponses obtenues.
Ces échanges révèlent souvent les mécanismes typiques des arnaques financières : promesses de rendements élevés, absence de risque annoncée, pression pour investir vite, demandes de versements successifs, blocage des retraits, puis exigence de frais supplémentaires pour débloquer les fonds.
Ce dernier point mérite une attention particulière. Quand une plateforme réclame une « taxe », des « frais de déblocage » ou une « assurance » pour restituer l’argent, c’est un mécanisme caractéristique. Ces demandes, correctement documentées, constituent des éléments à charge significatifs.
L’analyse des flux financiers : ce qui fait la différence entre un dossier solide et un dossier faible
Avoir des relevés bancaires, c’est un début. Comprendre précisément ce qui s’est passé avec l’argent, c’est autre chose.
Je travaille à identifier, pour chaque versement :
- la banque qui a exécuté le virement ;
- le compte bénéficiaire et l’établissement qui le détient ;
- les éventuelles plateformes crypto intermédiaires ;
- les adresses blockchain utilisées pour les envois en cryptomonnaies.
Cette cartographie des flux est ce qui permet d’envisager des actions ciblées. Dans certains dossiers, l’analyse peut porter sur les obligations des établissements financiers qui ont participé aux opérations de transfert. Ce point est spécifique à chaque situation et dépend des faits exacts du dossier.
Le cabinet Ziegler & Associés traite régulièrement ce type d’analyse dans les dossiers d’escroqueries aux crypto-actifs. Chaque cas est différent, et les possibilités d’action varient selon le parcours exact des fonds.
Agir vite : pourquoi le délai est le premier facteur
Je le dis clairement à mes clients dès le premier entretien : le temps joue contre eux.
Quand les fonds viennent d’être transférés, certaines opérations bancaires peuvent encore être contestées. Plus on attend, moins c’est possible. Les comptes bénéficiaires peuvent être vidés, clôturés, les sociétés intermédiaires dissoutes.
La première mesure à prendre est simple : arrêter tout nouveau versement. Immédiatement. Sans attendre une confirmation, sans écouter les arguments de la plateforme sur les « conditions nécessaires » pour récupérer les fonds.
La deuxième mesure, c’est de contacter rapidement sa banque pour signaler les opérations. Cybermalveillance.gouv.fr recommande explicitement cette démarche dès que les fonds ont été transférés, pour tenter de bloquer l’opération.
Ensuite, on dépose plainte. Et on constitue le dossier avec le maximum de pièces disponibles.
La menace des faux récupérateurs : un piège que je vois souvent
Après une première fraude, une deuxième arnaque est fréquente. Des individus contactent les victimes en prétendant avoir retrouvé leurs cryptomonnaies ou leur argent. Ils réclament une somme pour permettre la restitution : taxe, frais de conversion, commission, assurance, procédure blockchain.
Ce mécanisme est documenté par Cybermalveillance.gouv.fr. Le fait qu’un interlocuteur connaisse le nom de CryptoBullBear.com ou le montant approximatif du préjudice ne prouve absolument pas qu’il détient les fonds.
Je préviens systématiquement mes clients : tout contact non sollicité proposant de récupérer de l’argent perdu, contre paiement préalable, est une arnaque supplémentaire. On ne répond pas, on ne verse rien, et on me signale le contact.
Ce que je vérifie systématiquement avant de valider un dossier
Avant de définir une stratégie, je vérifie que le dossier est complet sur les points suivants :
- confirmation de l’inscription de la plateforme sur les listes officielles ;
- chronologie précise et documentée de tous les versements ;
- identification des établissements financiers intervenus ;
- conservation de l’intégralité des échanges avec la plateforme ;
- vérification qu’aucun nouveau versement n’a été effectué récemment ;
- vérification qu’aucun contact de « récupérateur » n’a reçu de fonds.
Un dossier solide, c’est un dossier dans lequel chaque fait est documenté, chaque flux est tracé, et chaque échange est conservé. C’est ce qui fait la différence au moment de la procédure.
Si vous êtes dans cette situation, vous pouvez également consulter les informations disponibles sur jocelynziegler.fr pour comprendre comment les démarches s’organisent concrètement.
Conclusion : ce que je retiens du dossier CryptoBullBear.com
CryptoBullBear.com cumule plusieurs éléments factuels : inscription sur la liste noire de l’AMF depuis le 10 septembre 2026, domaine enregistré le 2 octobre 2025 avec titulaire masqué, score de confiance à zéro sur ScamAdviser. Ces faits sont établis et vérifiables.
Pour une victime, ces éléments constituent une base sérieuse pour engager une procédure. Ils ne garantissent pas la récupération des fonds — rien ne le garantit — mais ils donnent au dossier une assise réglementaire que d’autres situations n’ont pas.
L’essentiel reste de ne pas attendre, de ne pas verser un centime supplémentaire, et de rassembler les preuves avant qu’elles ne disparaissent.
Questions fréquentes
CryptoBullBear.com est-il vraiment sur la liste noire de l’AMF ?
Oui. L’AMF référence cryptobullbear.com dans la catégorie crypto-actifs avec une date d’inscription au 10 septembre 2026. La base ABE Infoservice confirme cette inscription.
Depuis quand ce domaine existe-t-il ?
Les données techniques disponibles indiquent un enregistrement le 2 octobre 2025. L’identité du titulaire est masquée dans les données WHOIS accessibles.
Une inscription sur liste noire signifie-t-elle une condamnation pour escroquerie ?
Non. C’est un avertissement réglementaire officiel : le domaine a été identifié par le régulateur français parmi les acteurs non autorisés pour les services concernés. Ce n’est pas une condamnation pénale définitive, mais c’est un élément objectif et sérieux.
Que faire si j’ai déjà versé de l’argent ?
Arrêter immédiatement tout nouveau versement, contacter sa banque rapidement, conserver toutes les preuves disponibles et consulter un avocat pour examiner les démarches adaptées à la situation.
Est-il possible de récupérer les sommes versées ?
Cela dépend du mode de paiement, du parcours exact des fonds, des établissements financiers concernés et des délais écoulés. Chaque dossier est différent et nécessite une analyse individuelle.
Que faire si quelqu’un me contacte pour récupérer mes fonds contre paiement ?
Ne rien verser. Ce type de contact est une arnaque supplémentaire documentée par Cybermalveillance.gouv.fr. Conserver les éléments de ce contact et les transmettre à votre avocat.
Sources
Autorité des marchés financiers – Liste noire officielle
AMF – Listes noires et mises en garde
ABE Infoservice – Base officielle des acteurs non autorisés
ABE Infoservice – Listes noires des autorités
ScamAdviser – Analyse technique de CryptoBullBear.com
ScamAdviser – Analyse de CryptoBullBear.com
Autorité des marchés financiers – Vérification des autorisations
AMF – Vérifier les autorisations d’un acteur financier
Cybermalveillance.gouv.fr – Escroquerie au placement financier
Cybermalveillance.gouv.fr – Escroquerie au placement financier
Cette analyse s’appuie sur l’article publié par le cabinet Ziegler & Associés : CryptoBullBear.com arnaque : sur la liste noire de l’AMF depuis le 10 septembre 2026.

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