Pretimmo est le nom commercial d’ANTHONY ET CIE, société active immatriculée sous le SIREN 353 037 849 et inscrite à l’ORIAS sous le numéro 07002168. La fiche ORIAS indique antco.com comme site officiel, pas pretimmo.fr. Tout interlocuteur utilisant ce nom doit être contrôlé directement auprès des registres avant tout versement.
Ce que j’ouvre en premier quand un client me parle de Pretimmo
Un dossier ne commence pas par les avis en ligne. Les témoignages anonymes sur des forums ne constituent pas des preuves et ne permettent pas de savoir si le problème vient du professionnel lui-même ou d’un tiers qui a emprunté son identité.
La première chose que j’ouvre, c’est le registre de l’ORIAS. Dans le cas de Pretimmo, la vérification est rapide : ANTHONY ET CIE figure bien dans ce registre, sous le numéro 07002168, avec les qualités de courtier en opérations de banque et services de paiement, courtier en assurance et conseiller en investissements financiers. C’est une société réelle, active, avec un objet social cohérent avec le crédit immobilier.
Mais — et c’est là que tout se joue — la fiche ORIAS indique antco.com comme site internet du professionnel. Elle ne mentionne pas pretimmo.fr. Ce seul écart mérite qu’on s’y arrête.
La distinction qui change tout : le professionnel enregistré et le domaine utilisé
C’est le point central de n’importe quel dossier de ce type. L’ACPR le documente depuis plusieurs années : des fraudeurs reproduisent l’identité complète d’un courtier autorisé — son nom, son SIREN, son numéro ORIAS, son logo, parfois même ses documents — puis opèrent depuis un domaine internet légèrement différent ou une adresse électronique non officielle.
Dans la pratique, cela signifie qu’une vérification ORIAS positive sur ANTHONY ET CIE ne prouve pas que le site pretimmo.fr ou l’interlocuteur qui s’en réclame agit réellement pour le compte de cette société. Ce sont deux questions distinctes, et un dossier solide traite les deux séparément.
Ce que je demande systématiquement au client : quelle adresse exacte a-t-il utilisée pour le contacter ? Quelle adresse électronique lui a-t-on communiquée ? Le numéro de téléphone correspond-il à celui déclaré officiellement ? Y a-t-il eu un changement de coordonnées en cours de procédure ?
Constituer la chronologie : ce que le client doit rassembler
Quand un client arrive avec un doute — ou avec une perte avérée — je lui demande de reconstituer la chronologie dans l’ordre. Pas un résumé, une chronologie précise avec les dates.
Les pièces utiles sont les suivantes :
- L’offre de prêt ou le contrat reçu, même informel
- Tous les courriels échangés, avec les en-têtes complets (expéditeur exact, domaine d’envoi)
- Les SMS et les conversations sur messageries instantanées (WhatsApp, Telegram), avec captures d’écran datées
- Les relevés bancaires montrant les virements effectués, avec les IBAN bénéficiaires
- Les coordonnées communiquées par l’interlocuteur : téléphone, adresse postale, adresse électronique
- Les documents d’identité éventuellement transmis
- Les captures d’écran du site consulté, avec l’URL visible dans la barre d’adresse
Cette liste n’est pas exhaustive, mais elle couvre les pièces qui permettent de comparer coordonnée par coordonnée ce que le client a reçu avec ce que les registres officiels indiquent.
Ce qui fait la différence entre un dossier solide et un dossier faible
Un dossier faible, c’est un client qui se souvient vaguement d’avoir parlé à quelqu’un, qui a effacé les messages et qui n’a plus l’IBAN sur lequel il a viré. Dans ce cas, les options de recours sont réduites.
Un dossier solide, c’est une chronologie complète avec des pièces datées, des IBAN identifiés, des courriels dont l’en-tête révèle le vrai domaine d’envoi, et une comparaison documentée entre les coordonnées utilisées et celles des registres. C’est ce type de dossier qui permet d’engager une procédure utile — signalement bancaire, dépôt de plainte, recours civils — dans de bonnes conditions.
La qualité de la traçabilité détermine directement ce qui est possible ensuite. C’est pour ça que je demande toujours : vous avez encore accès aux messages ? Avant même de parler de procédure.
Les équipes de Ziegler & Associés traitent régulièrement ce type de dossier impliquant des usurpations d’identité de courtiers. La méthode de constitution des preuves y est identique.
Les signaux qui orientent le dossier vers une fraude
Dans les arnaques au crédit immobilier, certains éléments reviennent de façon récurrente. Ce ne sont pas des preuves isolément, mais leur accumulation dans un même dossier oriente clairement l’analyse.
- Un taux d’intérêt très inférieur au marché, présenté comme exceptionnel
- Une acceptation du dossier sans analyse réelle des revenus
- Une pression forte pour signer rapidement ou pour ne pas consulter d’autres professionnels
- Des frais demandés avant le déblocage du prêt — ce point est net : la DGCCRF rappelle qu’aucune commission ne peut être perçue par un intermédiaire de crédit avant le versement effectif des fonds
- Un changement soudain de coordonnées bancaires ou de contact en cours de procédure
- Une adresse électronique différente de celle déclarée à l’ORIAS
- Une demande de virement vers un compte personnel
Quand plusieurs de ces éléments sont présents dans un même dossier, l’hypothèse de l’usurpation d’identité d’un courtier autorisé devient très sérieuse.
Vérifier les listes officielles : ACPR, AMF, ABE Infoservice
Une étape que j’effectue systématiquement : la recherche sur ABE Infoservice, le portail qui regroupe les listes noires publiées par l’ACPR et l’AMF. La recherche se fait à partir du nom de domaine exact ou d’une adresse électronique.
Attention à une limite importante de cet outil : l’absence d’un domaine sur la liste noire ne signifie pas qu’il est autorisé. Les listes évoluent en permanence et ne peuvent pas être exhaustives. C’est une vérification utile, pas une garantie.
Je croise cette recherche avec la fiche ORIAS du professionnel dont le nom est utilisé, et je compare point par point : site déclaré, adresse, numéro de téléphone. Chaque écart est documenté dans le dossier.
Ce qui se passe après un versement : ne pas attendre
Quand un client a déjà versé de l’argent dans des conditions suspectes, le délai est le premier facteur qui conditionne les options disponibles. Plus la banque est contactée rapidement, plus les signalements peuvent être utiles.
Les premières démarches sont toujours les mêmes :
- Cesser immédiatement tout nouveau versement
- Contacter sa banque pour signaler les opérations litigieuses et demander si un blocage ou un rappel de fonds est possible
- Conserver toutes les preuves sans en effacer aucune
- Envisager un dépôt de plainte selon les circonstances
La possibilité de récupérer des fonds dépend du mode de paiement utilisé, des banques impliquées et de la rapidité avec laquelle ces démarches sont engagées. Je ne promets jamais de résultat, mais je dis toujours la même chose : chaque jour compte.
Une mise en garde s’impose également sur ce que j’appelle l’arnaque secondaire : après une première perte, certaines victimes sont recontactées par des personnes se présentant comme des récupérateurs de fonds, des enquêteurs ou des juristes. Ces interlocuteurs demandent un nouveau paiement — taxe, assurance, commission de déblocage — en promettant que les fonds perdus sont déjà retrouvés. C’est un schéma frauduleux classique, et tout nouveau versement dans ce contexte aggrave la situation sans rien récupérer.
Ce que je retiens du cas Pretimmo pour un dossier concret
ANTHONY ET CIE est une société réelle, active, inscrite à l’ORIAS. Ce n’est pas contestable. Mais la fiche ORIAS désigne antco.com comme site internet, pas pretimmo.fr. Cet écart ne qualifie pas automatiquement une arnaque — il impose une vérification.
Si vous avez été mis en contact avec un interlocuteur utilisant le nom Pretimmo, le réflexe est de confronter chaque coordonnée utilisée — domaine, adresse électronique, téléphone, IBAN — avec ce que les registres officiels indiquent. Si les coordonnées ne correspondent pas, la question de l’usurpation d’identité se pose directement.
Pour construire ce type de vérification dans le cadre d’un dossier, vous pouvez aussi consulter les ressources disponibles sur jocelynziegler.fr.
FAQ
Pretimmo est-il une société réelle ?
Oui. PRETIMMO est le nom commercial d’ANTHONY ET CIE, société active immatriculée sous le SIREN 353 037 849, inscrite à l’ORIAS sous le numéro 07002168 avec plusieurs qualités d’intermédiaire.
Quel site est déclaré à l’ORIAS pour ANTHONY ET CIE ?
La fiche ORIAS consultable indique antco.com. Pretimmo.fr n’y figure pas comme site officiel. Toute utilisation d’une autre adresse doit être confirmée directement auprès du professionnel.
Comment savoir si un interlocuteur utilisant le nom Pretimmo est légitime ?
Il faut comparer systématiquement ses coordonnées — adresse électronique, domaine, téléphone, IBAN — avec celles déclarées à l’ORIAS. Un écart sur l’un de ces points impose une vérification directe auprès de la société.
Un courtier peut-il demander des frais avant le déblocage du prêt ?
Non. La DGCCRF l’indique clairement : aucun intermédiaire de crédit ne peut percevoir de commission avant le versement effectif des fonds prêtés. Toute demande de paiement préalable est un signal d’alerte.
Que faire si j’ai déjà versé de l’argent ?
Cesser tout nouveau paiement, contacter immédiatement sa banque pour signaler les opérations, conserver toutes les preuves sans exception, et examiner les recours pénaux et bancaires disponibles selon les circonstances.
Comment reconnaître une arnaque secondaire après une première perte ?
Méfiez-vous de tout interlocuteur qui prétend pouvoir récupérer les fonds perdus et demande un nouveau paiement — taxe, commission, assurance — avant toute restitution effective. C’est un schéma frauduleux classique qui aggrave la situation.
Sources
- ORIAS – Registre officiel des intermédiaires en assurance, banque et finance
- ACPR – Alerte sur les fausses offres de prêt immobilier
- ABE Infoservice – Listes noires ACPR et AMF
- DGCCRF – Règles applicables aux intermédiaires en crédit
Cette analyse s’appuie sur l’article publié par le cabinet Ziegler & Associés : Pretimmo.fr arnaque ? Avis, ORIAS et vérifications avant un crédit immobilier.

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